L’étranger

« … l’étranger dont nous parlons ici n’est pas ce personnage qu’on a souvent décrit dans le passé, le voyageur qui arrive un jour et repart le lendemain, mais plutôt la personne arrivée aujourd’hui et qui restera demain, le voyageur potentiel en quelque sorte : bien qu’il n’ai pas poursuivi son chemin, il n’a pas tout à fait abandonné la liberté de d’aller et de venir. Il est attaché à un groupe spatialement déterminé ou à un groupe dont les limites évoquent les limites spatiales, mais sa position dans le groupe est essentiellement déterminée par le fait qu’il ne fait pas parti de ce groupe depuis le début, qu’il y a introduit des caractéristiques qui ne lui sont pas propres et qui ne peuvent pas l’être. »

SIMMEL, Georg cité par Isaac Joseph et Yves Grafmeyer. JOSEPH, Isaac et GRAFMEYER, Yves. L’école de Chicago. Naissance de l’écologie urbaine. Aubier : Les éditions du Champ Urbain, CRU, 1979, p. 53