La société du spectacle

« Toute la vie des sociétés dans lesquelles règnent les conditions modernes de production s’annonce comme une immense accumulation de spectacles. Tout ce qui était directement vécu s’est éloigné dans une représentation. »

DEBORD, Guy. La Société du Spectacle. Paris : Gallimard, 1992, p. 15 (Folio)

« L’origine du spectacle est la perte de l’unité du monde, et l’expansion gigantesque du spectacle exprime la totalité de cette perte : l’abstraction de tout travail particulier et l’abstraction générale de la production d’ensemble se traduisent parfaitement dans le spectacle, dont le mode d’être concret est justement l’abstraction. Dans le spectacle, une partie du monde se représente devant le monde, et lui est supérieure. Le spectacle n’est que le langage commun de cette séparation. Ce qui relie les spectateurs n’est qu’un rapport irréversible au centre même qui maintient leur isolement. Le spectacle réunit le séparé, mais il le réunit en tant que séparé. »

DEBORD, Guy. La Société du Spectacle. Paris : Gallimard, 1992, p. 30 (Folio)

« La société n’est pas un ensemble d’images, mais un rapport social entre des personnes, médiatisé par des images. » 

DEBORD, Guy. La Société du Spectacle. Paris : Gallimard, 1992, p. 16 (Folio)

Libertés

« … ce que nous éprouvons comme de la liberté n’est souvent en réalité qu’un changement d’obligation; au moment où, à la place de celle qu’on assumait jusqu’alors, vient s’en glisser une nouvelle, nous ressentons, avant tout, la disparition de la pression antérieure … »

SIMMEL, Georg. Philosophie de l’argent. Paris : PUF, 1987, p.345